Démystifier le rôle du conseil d’administration : entrevue avec Lady Africa Sheppard

Par Clara Déry, Rédactrice en chef

L’Association québécoise des jeunes parlementaires (AQJP) est l’entreprise enregistrée qui permet la tenue annuelle du PJQ. Sa gestion passe par deux organes : le conseil exécutif (CE), que l’on connait bien, et le conseil d’administration (CA) que l’on connaît, souvent, un peu mal. La Colline a posé quelques questions à sa présidente, Lady Africa Sheppard, afin d’éclaircir la chose.

La Colline (LC) : Comment décririez-vous le rôle du conseil d’administration, en cinq mots?
Lady Africa Sheppard (LAS) : Supervision, rigueur, argent, vision et ombre. Autrement dit, le day to day repose sur les épaules du conseil exécutif, alors que nous, on fait dans le stratégique, on pense pérennité. En ce sens, notre mandat, c’est de superviser de près le travail du CE, d’agir comme garde-fou, pour assurer un niveau de rigueur corporative et financière qui respecte les exigences d’une organisation légalement responsable. Vision, parce qu’on se charge de tout ce qui concerne la durabilité de l’organisation à proprement parler : financement et comptabilité, archives, expansion et relations externes, avec d’autres parlements jeunesse à l’international, par exemple. Bref, tout pour s’assurer que tout soit fait comme du monde, toujours mieux, et que ça dure longtemps !

LC : Comment l’équipe administrative travaille-t-elle ?
LAS : Chaque membre se voit attribuer un ou plusieurs dossiers, qu’il ou elle est responsable de faire avancer le mieux possible, tout en rendant compte des développements au reste de l’équipe. On vise une amélioration constante de notre gestion : des outils de comptabilité plus performants aux modes de classement plus durables des archives, en passant par le renouvellement constant des stratégies et outils de financement, et on en passe !

LC : Quelles sont les problématiques principales auxquelles l’équipe administrative est confrontée ?
LAS : Les OSBL sont généralement soumis à une précarité semblable : les organismes publics comme privés sont de plus en plus réticents à donner depuis quelques années, ce qui rend la collecte de fonds plus ardue. Conséquemment, on consacre beaucoup d’efforts, sans garantie que les retombées soient au rendez-vous. C’est rough. On ne réalise pas toujours à quel point c’est difficile jusqu’à ce qu’on décide de le faire soi-même ! Rien n’empêche que c’est crucial pour l’AQJP : les fonds récoltés sont directement injectés dans la réduction des frais de participation. Toutefois, il y a toutes sortes de frais qui ne cessent d’augmenter ; le contrat qui nous lie au Hilton, par exemple, est indexé à l’inflation, ce qui fait monter les frais d’environ 2000$ par année !

LC : Un mot de la fin ?
LAS : Tout contact, idée de financement, toute énergie constructive qui peut se joindre aux efforts constants du CA est la bienvenue ! J’invite les gens à aller parler aux membres du CA, si ça les intéresse de savoir comment être utiles, ou même si ils ou elles considèrent s’impliquer l’année prochaine ! x